Le crédit de l'entrepreneur. Franchisés - Commerçants - Artisans - Professions libérales - TPE - PME

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Sur quels critères se basent les banques pour accorder un crédit professionnel à un créateur d’entreprise ?

Vous êtes créateur ou repreneur d’entreprise et vous allez bientôt effectuer une demande de crédit professionnel auprès d’une banque. Naturellement, vous voulez mettre toutes les chances de votre côté et vous souhaitez vous préparer à cette étape. Mais sur quels critères se basent les banques pour accorder un crédit professionnel ? Quelles sont leurs attentes ?

Tout d’abord, la banque souhaite, à priori, vous compter parmi ses futurs clients. Mais avant cela, elle doit s’assurer que vous répondez à ses exigences. Elles diffèrent selon les banques mais en matière de crédit professionnel, certaines règles dominent.

La banque va devoir vérifier que vous êtes en mesure de porter et de réaliser le projet que vous allez lui présenter. Pour cela, elle s’assurera que votre formation et votre expérience professionnelle sont en adéquation avec votre projet. Ensuite, elle appréciera la proportionnalité de votre apport personnel au regard du montant que vous sollicitez. Enfin, elle jugera la viabilité de votre projet dans sa globalité.

Si votre formation et votre expérience professionnelle comptent tant, c’est parce que la banque considère, souvent à juste titre, que l’on ne s’improvise pas restaurateur, boulanger, ou encore négociant spécialisé. D’ailleurs, les statistiques leur donne raison. Saviez-vous que seule une entreprise sur deux passaient le cap des cinq ans ?

Votre apport personnel doit respecter certaines proportions. Même si beaucoup semblent s’accorder sur un rapport minimum de 25 à 30 % d’apport personnel dans un projet de création ou de reprise d’entreprise, il n’y a finalement pas de règle précise en la matière. La proportion variera selon la qualité globale du dossier et de son porteur. Aussi, la banque évaluera la situation de votre patrimoine personnel et sera attentive à votre éventuelle marge de manœuvre après avoir versé votre apport. Effectivement, la banque appréciera qu’un entrepreneur s’investisse suffisamment dans son projet en terme financier mais, par ailleurs, jugera dangereux qu’il se démunisse totalement.

De manière générale, les banques préfèrent financer les activités qu’elles connaissent. Par conséquent, sauf cas particuliers, ne leur demandez pas de faire crédit pour l’innovation ou la recherche. La rentabilité de votre projet doit évidemment être démontrée. Pour cela, il est capital de présenter un prévisionnel d’activité, généralement sur 3 ans, qui repose sur des chiffres réalistes. La rentabilité doit permettre de faire face aux échéances de crédits, payer suffisamment son dirigeant, laisser une marge de manœuvre pour le développement de l’entreprise, voire même laisser une marge de sécurité. La demande de crédit professionnelle ne serait pas complète sans garantie. Attention, même de solides garanties ne permettront pas, à elles seules, de décrocher un emprunt bancaire à coup sûr. Il serait illusoire de penser qu’une banque prête pour la garantie alors que seules l’activité et la rentabilité de l’entreprise permettront de faire face à ses échéances.

Vous l’avez compris, une demande de crédit pour créer ou reprendre une entreprise ne s’improvise pas. Ne prenez donc aucun risque. Vous l’avez compris, une demande de crédit pour créer ou reprendre une entreprise ne s’improvise pas. Ne prenez donc aucun risque.


Mon prévisionnel d’activité doit-il être optimiste ou pessimiste ?

Ce document pose les bases des prévisions financières de votre activité. Généralement réalisé sur une durée de 3 ans, il est destiné à démontrer la pérennité de votre activité future. Si votre prévisionnel est trop pessimiste, la capacité de votre entreprise à faire face à ses échéances sera affaiblie. A l’inverse, s’il est optimiste, il sera en décalage avec la réalité. Dans les deux cas, ces prévisionnels manqueront de justesse et risqueront de faire peur au conseiller. Cela compromettrait vos chances de succès. C’est pourquoi, si vous présentez un seul prévisionnel, vous devez vous assurer qu’il soit réaliste.

Certains choisiront de présenter 2 prévisionnels selon qu’ils sont « au point mort » (qui démontre l’activité minimum à atteindre pour obtenir l’équilibre) ou « réaliste ». Dans ce cas, il faudra indiquer clairement à votre interlocuteur quel prévisionnel correspond à quelle situation tout en mettant en avant le plus réaliste.

Enfin, d’autres choisiront de présenter un seul prévisionnel où la 1ère année représente un scénario « réaliste », la 2ème année indique une évolution moyenne et la 3ème année reflète une situation « optimiste ».

Le plus important : savoir expliquer son prévisionnel.

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Les documents nécessaires à l’ouverture d’un compte professionnel :

 

 

1 / Ouverture d’un compte professionnel dans le cas d’une entreprise déjà immatriculée :

 

Dans le cas d’une entreprise individuelle :

 

  • Copie d’une pièce d’identité en cours de validité de l’entrepreneur et des mandataires éventuels (préférez une carte nationale d’identité ou un passeport).

  • Justificatif d’adresse datant de moins de 3 mois de l’entrepreneur (exemple : Facture d’électricité, de gaz, d’eau, de téléphone fixe, attestation d’hébergement accompagnée du justificatif de l’hébergeur).

  • Extrait KBIS ou extrait SIRENE le cas échéant.

  • Diplômes ou attestations nécessaire à l’exercice du métier (si nécessaire).

  • N° de TVA Intra-communautaire (si nécessaire).

  • Les derniers éléments comptables.

 

 

Dans le cas d’une société :

 

  • Pièce d’identité en cours de validité de l’entrepreneur et des mandataires éventuels (préférez une carte nationale d’identité ou un passeport).

  • Justificatif d’adresse datant de moins de 3 mois de l’entrepreneur (exemple : Facture d’électricité, de gaz, d’eau, de téléphone fixe, attestation d’hébergement accompagnée du justificatif de l’hébergeur).

  • Extrait KBIS ou extrait SIRENE le cas échéant.

  • Diplômes ou attestations nécessaire à l’exercice du métier (si nécessaire).

  • Copie des statuts certifiée conforme à l’original.

  • Extrait de délibération d’assemblée générale nommant le gérant (si cela n’est pas déjà acté dans les statuts).

  • Extrait de délibération d’assemblée générale autorisant l’ouverture du compte et désignant les personnes habilitées.

  • N° de TVA Intra-communautaire.

  • Les derniers éléments comptables.

 

 

2 / Ouverture d’un compte professionnel dans le cas d’une société pas encore immatriculée :

 

Dans le cas d’une entreprise individuelle non créée :

 

  • Copie d’une pièce d’identité en cours de validité de l’entrepreneur et des mandataires éventuels (préférez une carte nationale d’identité ou un passeport).

  • Justificatif d’adresse datant de moins de 3 mois de l’entrepreneur (exemple : Facture d’électricité, de gaz, d’eau, de téléphone fixe, attestation d’hébergement accompagnée du justificatif de l’hébergeur).

  • Diplômes ou attestations nécessaire à l’exercice du métier (si nécessaire).

  • Le prévisionnel d’activité.

  • Les derniers éléments comptables de l’entreprise reprise (s’il s’agit d’une reprise d’entreprise).

 

 

Dans le cas d’une société non créée :

 

  • Pièce d’identité en cours de validité de l’entrepreneur et des mandataires éventuels (préférez une carte nationale d’identité ou un passeport).

  • Justificatif d’adresse datant de moins de 3 mois de l’entrepreneur (exemple : Facture d’électricité, de gaz, d’eau, de téléphone fixe, attestation d’hébergement accompagnée du justificatif de l’hébergeur).

  • Diplômes ou attestations nécessaire à l’exercice du métier (si nécessaire).

  • Projet des statuts.

  • Dépôt du capital social en numéraire (à défaut, attestation de dépôt de capital social).

  • Le prévisionnel d’activité.

  • Les derniers éléments comptables de l’entreprise reprise (s’il s’agit d’une reprise d’entreprise).

 

 

La banque est parfaitement libre de demander tout autre document qu’elle juge utile afin d’envisager l’ouverture d’un compte professionnel. Dans tous les cas, la banque pourra vous demander de produire les documents originaux afin qu’elle réalise elle-même les photocopies.

 

Prêt à la Création d’Entreprise d’OSEO :

 

Le PCE facilite l’accès au crédit aux entreprises en phase de création. Son montant est compris entre 2000 € et 7000 €. Il est remboursable sur une durée de 5 ans et intervient en complément d’un prêt bancaire.

 

Avantages :

  • Le remboursement du PCE n’intervient qu’à partir du 6ème mois.

  • La banque bénéficie d’une garantie d’OSEO sur ses concours. Cela évite ainsi d’avoir recours à la caution personnelle du dirigeant.

 

En savoir plus

 

 

Autorisation de découvert professionnel :

 

Cet outil de gestion permet de faire face aux décalages de trésorerie ponctuels. Elle peut être à durée déterminée ou indéterminée. Le contrat y fait notamment apparaître le montant, les conditions de taux et de commissions qui s’appliquent.

 

Avantage :

  • Souplesse.

Inconvénient :

  • C’est l’outil de financement le plus coûteux (à utiliser avec discernement).

 

 

Escompte commercial :

 

Cette opération permet au bénéficiaire d’un effet de commerce d’obtenir une avance de trésorerie par la banque qui accepte de le lui racheter.

 

Avantage :

  • Coût moins élevé que celui d’un découvert professionnel.

Inconvénient :

  • Opération réservée aux effets de commerce.

 

 

Effet de commerce :

 

L’effet de commerce (ex : Traite, LCR, lettre de change) est un moyen de paiement qui remonte au moyen âge. Sous forme de document papier, il fait apparaître les noms du tireur (bénéficiaire), du tiré (débiteur), le montant et la date d’effet du paiement.

 

Avantage :

  • Il peut servir de support à l’escompte commercial.

Inconvénient :

  • Coût de traitement par la banque supérieur à celui des autres moyens de paiement.

 

 

L’affacturage :

 

Cette technique de gestion financière permet d’optimiser la trésorerie tout en sécurisant le poste clients. L’affactureur (aussi appelé « Factor »), rachète les factures du bénéficiaire et assure ainsi leur recouvrement. Ainsi, une avance de trésorerie est consentie moyennant des commissions.

 

Avantages :

  • Service de gestion globale du poste clients.

  • Réduction des délais d’encaissement.

  • Amélioration rapide de la trésorerie.

Inconvénient :

  • Coût à étudier.

 

 

Assurance crédit :

 

Il s’agit d’une assurance qui garantit les entreprises en cas de non-paiement d’un débiteur.

 

 

Dailly :

 

Il permet à une entreprise de bénéficier d’une avance de trésorerie en contrepartie de la production de factures représentatives de créances qu’elle détient. Solution complémentaire du découvert et de l’escompte (en l’absence d’effets de commerce), cette technique est rendue possible par le rachat des factures du bénéficiaire par la banque. Le recours au Dailly est notamment fréquent pour le financement d’avances sur subventions ou de T.V.A.

 

Avantage :

  • Avance rapide sur factures.

Inconvénient :

  • Procédure contraignante pour la banque, donc coûteuse. Généralement inadapté pour des faibles montants.

  • Certains établissements bancaires ne proposent pas cette solution.

 

 

Crédit-bail :

 

Technique de crédit destinée à financer un matériel à usage professionnel. A la différence d’un prêt classique, le bien financé appartient à l’entreprise de crédit-bail. Contractuellement, le client en deviendra locataire sur une période prédéfinie et pourra acquérir le bien en cours de vie du contrat ou à son issue en s’acquittant d’une valeur résiduelle (généralement de 1 %).

 

Le recours au crédit-bail présente plusieurs avantages. Il permet aux entreprises d’alléger leur bilan puisque le bien n’y apparaît pas. En échange, un loyer est enregistré dans le compte de résultat. Enfin, cette technique facilite le crédit dans la mesure où l’organisme prêteur bénéficie d’une garantie d’office en étant propriétaire du bien qu’il finance. Le coût du crédit-bail est généralement identique à celui du crédit classique.

 

Compte courant d’associé :

 

Une somme d’argent mise à disposition d’une société par un de ses associés donne naissance à un compte courant d’associé. Cette somme est généralement destinée à financer l’entreprise dans son démarrage ou son développement. En contradiction avec le capital social d’une société, un compte courant d’associé est censé être remboursé à court ou moyen terme à celui qui l’a apporté.

 

 

Commission de mouvement :

 

Commission calculée sur toutes les opérations portées au débit du compte courant. Ces frais sont généralement prélevés trimestriellement.

 

Exemple : le compte courant a enregistré un volume total de 100 000 € d’opérations au débit du compte sur le 1er trimestre. Les commissions de mouvement au taux de 0.08 % vont donc générer une commission trimestrielle de 80 Euros.

 

 

Commission de plus fort découvert :

 

Commission calculée sur le montant maximum atteint du découvert au cours du mois.

 

Commission de dépassement :

 

Commission forfaitaire générée par le débit en compte d’une opération provoquant le dépassement du solde autorisé.

 

Le plan de financement, c’est quoi exactement ?

 

Le plan de financement est un document financier synthétique qui permet de chiffrer les besoins du projet et ses moyens de financement. Il se matérialise par deux colonnes : les « Besoins » à gauche et les « Ressources » à droite. Dans la 1ère colonne, on y recense tous les besoins nécessaires au projet ; même le matériel apporté à l’entreprise. On y trouve les immobilisations (fonds de commerce, brevets, matériels, machines, véhicules, etc.), les besoins en stock, la trésorerie de démarrage (ou besoin en fond de roulement), et la TVA à récupérer. Dans la 2ème colonne, on y trouve les ressources qui permettent de financer ces besoins. Il s’agit des apports (sous forme de capital, de compte courant d’associés, de matériel, etc.), des subventions, des emprunts (bancaire, fournisseurs ou autres) et des ressources à court terme (avance TVA par exemple). Le total des « Besoins » doit être identique à celui des « Ressources » pour obtenir l’équilibre.

 

Le plan de financement est particulièrement important. En outre, il sert de base à la demande de financement bancaire. Sous-estimer ses besoins peut asphyxier l’entreprise dès son démarrage, et les surévaluer peut remettre en cause la viabilité du projet. L’élaboration de ce document mérite de la réflexion et de la rigueur.

 

Astuce : Si vous réalisez un apport en matériel, il doit figurer dans les « besoins » en immobilisation et dans les « ressources » en apport. Un bon moyen pour s’en souvenir : si vous l’apportez dans votre entreprise, c’est que vous en avez besoin.

 

Pense-bête du créateur d’entreprise : réussir l’entretien bancaire et décrocher un crédit :

 

 

  1. Je prépare mon entretien : j’anticipe les questions que l’ont pourrait me poser et j’y trouve des réponses. Je note toutes les questions à poser au conseiller.

  2. Je respecte les horaires des rendez-vous (si je pressens un retard supérieur à 10 minutes, je préviens mon interlocuteur).

  3. J’adopte une tenue de circonstance (il ne me viendrait pas à l’esprit de me rendre à un entretien d’embauche en tenue trop décontractée).

  4. Je considère la banque comme un partenaire et non comme un simple fournisseur de services.

  5. Je me présente en mettant en avant les points essentiels de ma formation et de mon expérience professionnelle qui m’ont amené à créer une entreprise.

  6. J’exprime ma motivation en évitant les phrases du type : « j’ai décidé de créer une entreprise parce que je n’avais pas vraiment le choix » ou « j’ai choisi de créer une entreprise parce que c’est très rentable » ou bien « j’ai créé une entreprise parce que je voulais être patron ».

  7. Je connais mon dossier sur le bout des doigts et je réponds sans hésiter aux questions telles que : « Comment allez-vous réaliser le chiffre d’affaires prévisionnel ? Qu’apportez-vous de plus que vos concurrents ? Pourquoi avez-vous choisi cette forme juridique ? ».

  8. J’adapte mon discours en fonction des connaissances techniques de mon interlocuteur (s’il ne me comprend pas, j’aurai de la difficulté à le convaincre).

  9. Je ne cache rien à mon interlocuteur (de toutes les façons, il le découvrira tôt ou tard et cela se retournera contre moi).

  10. Je fixe une date d’échéance avec le conseiller pour obtenir une réponse définitive.

 

 

Pourquoi les banques ne donnent-elles pas une réponse immédiate lors d’une demande de prêt de création ou de reprise d’entreprise ?

 

 

Les entrepreneurs ne sont plus surpris d’attendre 2 voire 3 semaines parfois avant d’obtenir une décision des banques concernant leurs demandes de prêt professionnel destiné au financement d’une création ou d’une reprise d’entreprise. Qu’est-ce qui explique ce délai ? Comment le réduire ?

 

Pour la banque, accorder un prêt pour la création ou la reprise d’une entreprise constitue l’opportunité d’acquérir un nouveau client. En contrepartie, ce type de crédit représente un risque élevé. Rappelons qu’une entreprise sur trois ne passe pas le cap des 3 ans. La banque doit donc s’assurer que le projet est viable. Pour cela, selon le cas, le dossier pourra passer devant plusieurs comités de crédit avant d’obtenir un accord définitif.

 

La 1ère étape est souvent matérialisée par un entretien avec un conseiller au sein d’une agence bancaire. Sachez qu’il est très rarement le décisionnaire. Néanmoins, c’est la meilleure occasion pour vous de « vendre » votre projet.

 

Votre interlocuteur sera attentif à vos aptitudes tout autant qu’à la qualité de la présentation de votre dossier de demande de financement et des informations qu’il contient. Même s’il n’a pas le pouvoir d’accorder votre crédit, il restera néanmoins le seul ambassadeur de votre projet au sein de la banque et sera vraisemblablement votre conseiller par la suite. Une bonne impression générale lui donnera envie de défendre votre dossier auprès des décideurs. Mais n’oubliez pas, même s’il a des objectifs de nouveaux clients à réaliser, il saura refuser une entrée en relation si elle ne lui satisfait pas.

 

Dans le cas où votre interlocuteur est convaincu de la viabilité de votre projet, il lui incombera de présenter votre demande aux décideurs et de leur transmettre les informations que vous lui avez fournies.

 

C’est notamment à cette étape que votre dossier de demande de financement professionnel jouera un rôle décisif. Un dossier mal présenté, dont les informations ne sont pas claires ou manquantes nécessitera un long travail de synthèse au conseiller, retardera sa transmission et compromettra vos chances d’obtenir un prêt. En revanche, un dossier complet et de qualité sera immédiatement transmis par le conseiller et rapidement étudié par le décideur.

Comment entretenir de bonnes relations avec sa banque ?

 

La banque et son client ont tout intérêt à entretenir de bonnes relations basées sur le respect mutuel et la confiance. D’ailleurs, le sens étymologique du mot « crédit » est la confiance accordée à autrui (il provient du latin credere qui signifie croire). La confiance : c’est la base de toute relation durable. Encore plus lorsqu’il s’agit de relations bancaires. Mais elle reste fragile et doit être entretenue par les deux parties.

 

Pour installer ce climat favorable aux affaires, votre Conseiller doit avoir une parfaite connaissance de votre entreprise. Une seule recette pour y parvenir : communiquer. Combien de conflits et de litiges sont nés d’un manque de communication ? Alors, informez votre Conseiller des évènements importants de la vie de votre entreprise (changement de stratégie, mise en place d’actions, succès, etc.). Transmettez-lui les articles de presse qui la valorisent, il pourra les consigner dans votre dossier. Prenez le temps de lui apporter et de lui commenter vos bilans comptables dès leur sortie. Faites preuve de réactivité lors de la transmission de documents ou d’informations si votre Conseiller vous les réclame. Soyez disponible et à l’écoute lorsqu’il vous contacte. De manière générale, adoptez une attitude professionnelle et cordiale.

 

Si une commission apparaît dans votre relevé de compte et que vous en ignorez l’origine, veillez à demander une explication à votre Conseiller en évitant toute forme d’agressivité. La tarification bancaire est généralement automatisée. Peut être que ces frais ont échappé à sa vigilance ? Donnez-lui une chance de s’expliquer. Si ces frais sont justifiés, il sera d’autant plus enclin à vous aider à obtenir un geste commercial auprès de sa direction qu’il appréciera les relations cordiales que vous entretenez avec lui.

 

Votre Conseiller est votre « avocat » auprès des différents décideurs qui seront amenés à statuer sur vos futures demandes de crédit. Autant faire en sorte qu’il soit de votre côté. Ne préférez-vous pas accorder des faveurs à un client dont vous appréciez les relations plutôt qu’à celui qui vous malmène ? Enfin, n’oubliez pas qu la banque est votre partenaire et pas seulement un fournisseur de services. La banque a besoin de vous et vous avez besoin d’elle.